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Guerre commerciale transatlantique : l’Union Européenne prépare la riposte

Publié le: 13-03-2018

International Après les annonces offensives de Donald Trump concernant les échanges commerciaux des Etats-Unis avec le reste de la planète, l'Union Européenne prépare la riposte en vue d'une éventuelle guerre commerciale. Quelques produits agricoles, comme la tomate ou les pommes de terre seraient concernés.

Lundi 5 mars, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a indiqué, dans un tweet, que son « secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, allait discuter avec les représentants de l'Union Européenne de l'élimination des barrières douanières imposées par l'Europe aux Etats-Unis. Car ce n'est pas juste pour nos fermiers et nos industries ». Pour appuyer ses dires, jeudi 8 mars, il a décidé de taxer l'aluminium importé de 10 % et l'acier de 25 %… Un début de guerre commerciale ? Toujours est-il que les premières discussions qui se sont tenues le 10 mars n'ont pas convaincu les représentants de l'Union Européenne. Et elle a commencé à prendre des précautions. Notamment, comme l'indiquait Jean-Claude Juncker, président de la Commission Européenne, en mettant en place « des contre-mesures concernant les droits d'importation de produits américains ».
Les produits agricoles ne sont donc pas au centre du contentieux sur l’acier et l’aluminium avec le président américain qui ne veut pas accepter un déficit commercial de 100 milliards de dollars avec l’Union Européenne (UE).

Des produits agricoles pour rétorquer
Néanmoins, par précaution, la Commission européenne négocie à l’heure actuelle avec les Etats membres une liste de produits agricoles qui seraient, le cas échéant, soumis aux pénalités de rétorsion de la part de l’UE.
Cette liste est encore tenue secrète. Mais selon des indiscrétions y figureraient : le beurre de cacahouètes, les tomates, les pommes de terre, le jus d’orange, les airelles, le Bourbon whisky. Il est même envisagé d’y mettre le soja. Ces mesures complèteraient les taxes de rétorsion sur des produits industriels et une plainte devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les produits choisis par la Commission visent très spécifiquement des membres de l’entourage de Trump, et certains de ses soutiens industriels et commerciaux connus. Les décisions européennes ne sont pas définitives, selon la commissaire Cecilia Malmström. La Commission espère toujours que Donald Trump continuera à exempter l’UE des décisions annoncées. Elle agira par étapes dit-elle, en commençant avec le recours à l’OMC, et en pénalisant des produits pour lesquels l’UE a des possibilités de rechange.